photo bandeau : ChB A peine le premier verre et c’est déjà flou.
Ce jeudi, c’était soirée porte ouverte pour la dernière de notre saison photographique.
La clémence du temps nous ayant incités à aller nous faire voir ailleurs, dix amateurs et amatrices d’évasion ont choisi de se retrouver au parc de Frégeneuil, vous savez, le Central Park angoumoisin, pour une partie sur l’herbe et majoritairement sur table. Dans le désordre, je citerai Florence, Isabelle, Claudine, Sandrine, Daniel, Tsiry. Plus tard arriveront Jean-Claude et Angélique, connaissance de Tsiry. J’allais oublier de citer Françoise, l’instigatrice de ce rendez-vous bucolique.
Marc, notre cher Président, devait être parmi nous, avec sa charmante Yo, mais la chaleur lui ayant fait une farce, la veille, aussi s’est il excusé de ne pas venir gambader avec les moustiques. Dommage, on a raté les petites gâteries sucrées, salées de Yo qu’elle sait si bien concocter. Quant à Marc, je vous rassure, il va bien et il est inutile de briguer son poste pour la prochaine AG.
A propos d’oubli, au moment de déballer liquides et solides sur la table, Françoise s’est écriée :
« Flute, j’ai oublié la nappe ».
Françoise est une adepte de l’oubli, sauf le mardi où Elle n’oublie jamais de m’appeler :
« Bonjour Christian, je ne te dérange pas ? … Qu’est-ce que tu as prévu pour jeudi? »
La question qui me met dans un embarras total, vu que je n’ai rien prévu de particulier. Heureusement qu’il y a les semaines où challenge et BestOf viennent me sauver la mise. Ce n’est qu’une anecdote pour illustrer l’oubli, ce qui me donne une idée pour un prochain challenge. Prévisible non ?
Pour revenir à notre nappe, oubli vite oublié puisque Isabelle est arrivée à point pour étaler sur la table ornée de quelques fientes desséchées de pigeons, une jolie nappe jaune ensoleillée comme on en trouve dans le sud, parsemées d’olives bien vertes. Il ne manquait que la cymbalisation des cigales pour se croire sur une rive méditerranéenne.
En un instant, notre unique table fut achalandée comme ces étals que l’on trouve sur les marchés. Heureusement qu’elle était solide pour supporter cette montagne de victuailles suffisantes pour alimenter le club et ses 35 membres. Hélas, il en manquait quelques uns pour participer à cette fête d’un soir mais nous avons bien pensé aux absents et sans attendre, avons trinqué à leur santé et surtout à la notre. Daniel s’est fait remarqué avec son jus de carottes, bio de surcroît. La boisson affichant un degré au-dessus de zéro ne fait pas partie de ses breuvages, néanmoins Daniel a gouté du bout des lèvres une gorgée de mon pineau. « Pas mauvais » affirma t’il, sans doute pour me faire plaisir mais j’en ai apprécié le verdict surtout venant de la part d’un ascète de la nutrition que je respecte humblement. Par contre, le bon et beau morceau de Salers qu’il avait apporté, a fait l’unanimité des papilles présentes.
Sur ces entrefaites, Jean-Claude est arrivé à notre grande surprise, vite associée au plaisir de le voir parmi nous. Bon! il n’avait pas dans sa besace les rillettes et le fromage de sa région natale que nous avions encore en souvenir gustatif du piquenique de l’année dernière. Il a été vite pardonné car nous étions tous heureux de le revoir après ces quelques semaines d’absence. Nous avons levé nos verres à son retour avec un plaisir non dissimulé pour entamer cette soirée sous les ombrages accueillants et bienfaiteurs.
Pendant que les conversations allaient bon train, tel un clin d’œil aux photographes, le soleil fit miroiter ses derniers rayons sans agressivité sur l’eau frissonnante pour le plaisir de quelques objectifs. La lumière dorée se plaisant à modeler herbes et feuillages sur les fonds sombres de la végétation environnante. Nikon, Canon et autre Sony firent entendre quelques chuintements de leurs obturateurs pour emprisonner ces joyaux de lumière dans les cartes avides de monter en température. Une poignée de pixels par ci, une grosse bouchée de fromage par là, une gorgée de vin rosé pour faire couler le tout nul ne s’est aperçu que le jour avait laissé tout en douceur, la place à la nuit. Celle-ci nous a enveloppés d’un geste maternel, de son voile étoilé, apportant avec elle le silence nocturne et la lueur orangée des réverbères traçant dans les sombres profondeurs, les chemins blancs où quelques promeneurs attardés affichaient leurs silhouettes fantomatiques.
Pour clore cette soirée et ne pas perdre de vue les envolées de paroles, une bonne dizaine de bougies sont apparues sur la table, faisant danser leurs flammes au rythme de quelques légers courant d’air se frayant un passage entre les coudes solidement arrimés sur le plateau de bois pour soutenir des conversations de photographes toujours prêts à développer à toute vitesse, un propos dont la sensibilité variable peut faire varier le travail du diaphragme dans l’inspiration ou l’expiration des arguments pour ou contre.
Bref, je ne sais plus qu’elle heure il était, sans doute pas très loin de minuit, quand nous avons levé le camp avant de nous séparer en nous souhaitant de Bonnes Vacances avant de nous revoir le 4 septembre
avec des avalanches de photos à venir et des projets plein la tête pour meubler les jeudis et tous les autres jours où nous aurons plaisir à pratiquer ensemble notre passion favorite.
MERCI à TOUTES et TOUS, aux ABSENTS excusés ou pas pour tous ces jeudis passés ensemble.
Le CLUB c’est VOUS et VOUS c’est le CLUB !
Vous remarquerez comme notre secrétaire favorite a les yeux coquins quant elle émerge de son sommeil intérieur. Pardon Françoise.
PS: Si vous avez des photos de cette soirée, envoyez en moi quelques unes pour compléter celles-ci qui ne sont pas très TOP. Va falloir que je m’applique un peu mieux. MERCI ChB
ci-dessous photos Françoise Gillard