photo bandeau : Marc Forestier « Brocard et coquelicots »

      

Suite à un décret gouvernemental, j’ai eu droit à pouvoir travailler le 1er Mai. C’est pourquoi, vous avez reçu ce compte-rendu aujourd’hui même. Je me suis même levé de bonne heure afin de pouvoir étaler ces quelques mots devant vos yeux ébahis devant tant de dévouement au travail.                                       

Quand je pense que la secrétaire se la coule douce dans sa piscine thermale, que pas mal de membres du club ont boycotté la séance de jeudi soir pour cause d’éparpillement dans tous les recoins de France et que moi, je transpire à chercher quelques phrases à griffonner sur mon écran glacé, je me pose la question pour une démission prochaine. Sans doute une pensée en l’air mais qui me traverse l’esprit surtout quand je sèche à trouver quelques lignes à écrire comme en ce moment. D’autant plus que je ne sais même pas qui lit cette prose plus ou moins erratique. Alors, écrire un 1er Mai c’est le comble du stakhanovisme, le plaisir du masochisme ou tout simplement le besoin de remplir le vide du quotidien. Je ne répondrai pas à cette interrogation, je verrai plus tard si toutefois j’en éprouve l’envie.

 

Revenons à nos moutons … photos du jeudi. La dernière fois, il restait encore une bonne poignée de clés au trousseau, à vouloir livrer leurs trésors.

 

Nous en avons récupérer quelques unes à projeter pour les 15 personnes présentes ce jeudi soir. Je dois souligner que la gente féminine composait la majorité du public. Ceci n’a pas empêché les commentaires, bien au contraire. D’ailleurs, il ne serait pas mal d’alterner le maître de séance par une maitresse de séance. La voie est ouverte pour celle qui souhaiterait en donner … de la voix. Avis aux amateures.

 

La projection a débuté par une petite merveille de la part de notre Président qui a su capturer l’instant décisif du brocard dans un champs de coquelicots. Sa photo pour « Fleurs d’Isa » est assurée. Bravo Marc

 

photo Marc Forestier

Nous avons eu ensuite le plaisir de voir quelques photos de Maxine dont les passages au club se font trop rares à mon goût, car elle a toujours de superbes photos dont la finesse des cadrages est à remarquer. Une série autour du Lac de Vassivière en automne nous a lancé une invitation à y traîner nos guêtres et nos appareils photos. Hélas, je n’en ai qu’une image qui ne manque de sel. Très culottée cette photo ! 

 

 

photo Maxine Quinsac « Pierre callipyge »

 

Maxine sait aussi donner de sa personne pour faire dans l’originalité. Une séance d’abdos pour une photo

 

          

photo Maxine Quinsac « Chaussettes arc-en-ciel »

Claudine, quant à elle, nous a soumis une nouvelle version de son pont mobile sur la Tamise où l’on voit parfaitement bien les deux pentes relevées tout en perdant la moitié du bateau de croisière. Finalement la 1ere version était meilleure. Quittant les rives londoniennes, elle s’est aventurée en pleine campagne pour nous montrer un pseudo bûcheron à la tronçonneuse active. « Hiver rude, homme blanc couper du bois » L’homme au travail est dans son collimateur, comme celui entrain de couper des cheveux en quatre de mon modèle préféré. Elle nous les représentera dans le cadre de notre concours.  

 

 

photo Claudine Bonnaire « Le bûcheron »

 

Quittant l’homme au bonnet elle s’est attardée sur une magnifique touffe de coquelicots offrant leur fragilité à la rudesse rugueuse de la rocaille. « Fleur d’Isa » s’en accommodera avec plaisir.   

 

 

photo Claudine Bonnaire  » Touffe de coquelicots « 

 

Nous lui en avions bien demandé un petit air mais Didier s’est défilé après nous avoir présenté son accordéoniste penché sur son instrument pour un dialogue dont nous aurions aimé avoir la musique.  On imagine les doigts agiles courir sur les boutons jusqu’à ce que le soufflet en perdre haleine.  Le fond n’est pas que musical, il est habillé de lignes où s’accrochent les notes qui rappellent aux plus qu’Anciens, les joyeux bals musettes qui égayaient villes et villages après les heures sombres de la guerre.   

 

 

photo Didier Bertrand  » L’accordéoniste « 

 

D’un seul coup d’un seul, nous étions de retour à Copenhague pour un petit footing matinal. Non, ce n’est pas Serge qui arpente à grandes enjambées cette passerelle puisqu’il avait l’œil rivé à son viseur à cet instant. Il a eu l’idée de nous la faire à l’envers mais un œil perspicace lui a signifié que ce n’était pas possible vu les écrits sur la façade de l’immeuble. Devinez quel œil de lynx  s’est manifesté ?

 

photo Serge Blanc  » jogging matinal « 

 

Maïa qui n’est pas la dernière à travailler, nous a prouvé qu’elle aussi savait regarder et même voir. Son attention s’est portée sur la froide rigidité d’un réverbère, sans doute, offrant des reflets métalliques qu’elle a opposés à la chaleureuse écorce bosselée du platane en arrière-plan. Pour corser le tout, une affichette  sonnant la révolution gauloise au-dessus d’un graffiti de la GenZ, montre que des Asterix se retrouvent dans la jeunesse d’aujourd’hui. Tout n’est donc pas perdu malgré un avenir incertain. Maïa n’a pas envie de rester enchaînée au milieu de notre vieille ( enfin, pas trop ) assemblée AF-seizaine. 

 

 

photo Maïa Clément  » Brisons nos chaines « 

 

Daniel travaille également puisqu’il a sorti de ses archives ce potier dont le lourd plateau lancé avec le pied, garde une bonne inertie pour le travail de l’argile. Bizarrement parlant, nous la mettons de côté pour l’avoir devant nous pour notre concours.  Une 2eme version nous sera présentée une prochaine fois. 

 

 

photo Daniel Gros-Circan  » Le potier « 

 Il ne fait pas que plonger dans ses archives, Daniel sait aussi dénicher tous les artisans de son village. Je dois dire que ça fourmille pas mal dans ces parages. Cette fois-ci, Daniel nous présente Annie  et devinez ce qu’elle fabrique ? Non, non … pas des sucettes mais des végétaux incrustés dans du papier qu’elle produit elle-même. Le résultat est superbe et demande à être vu plus en détail. D’ailleurs, vu le nombre d’artistes présents à Nanclars, nous pourrions organiser une sortie touristique dans ce village qui ne manque pas de charme. N’avons nous pas un de ces artistes parmi nous ?  

 

 

photo Daniel Gros-Circan  » Annie « 

                                                

 

N’est-ce pas que vous avez envie de voir tout ça de plus près !                                                                 

MERCI Daniel pour le pot de rafraîchissement . 

 

Pour terminer, quelques photos de votre ChB de service, beaucoup moins alléchantes que celles ci-dessus. 

Elles font partie d’une série intitulée  » Flétrissure  » . Vous n’êtes pas obligés de sentir ou de croquer.

 

 

Enfin, une dernière fleur très loin d’être fanée. Elle s’appelle Emma que certains et certaines connaissent déjà …

 

 

C’est terminé pour ce soir.  A jeudi prochain, si vous le voulez bien.  ChB