photo bandeau : Serge Blanc « Copenhague dans le brouillard « 

 

17 papotins étaient au rendez-vous ce jeudi soir. J’emploie ce terme car notre salle de réunion ressemblait à une ruche, non pas besogneuse mais papoteuse, comme si toutes ces abeilles à deux pattes ne s’étaient pas rencontrées depuis leur dernière saison de miel. Ce brouhaha  a bien durer une bonne demi-heure jusqu’à ce que le frelon asiatique de service sonne la fin de la récré pour lancer la projection qui a commencé bien après 19h30 .

 

Normalement une séance light-painting était prévue ce soir là mais un manque d’organisation de notre part, nous en a privés. Pierre-Emmanuel était prêt mais pas Seb, nos deux maîtres artificiers, pas plus que le lieu n’était fixé. Bref, un ensemble de points d’interrogation nous ont porté à remettre à plus tard cette séance pyrotechnique qui se voulait étincelante. Il faut dire aussi que peu de personnes ont répondu à l’appel de Françoise, ce qui est inédit car en général cette sortie de feu est prisée.  Sans doute que la fraîcheur du moment a refroidi l’enthousiasme malgré une ambiance de feu promise. 

 

Revenons à la projection qui a commencé superbement par le petit voyage en Espagne de Serge B comme Blanc, après avoir côtoyé quelques plages ensablées qui ont donné lieu à des échanges un peu critiques.  Serge met tout son cœur dans sa photographie mais sans chercher vraiment à construire son image. Il voit, il clique et puis s’en va . Ses photos ont le mérite de susciter des commentaires sur ce qui devrait être fait pour en améliorer le contenu et la façon de le montrer. Il n’y a aucune méchanceté dans ce que je viens de dire, bien au contraire. Le silence n’apporterait rien, ni à l’auteur, ni aux regardeurs qui peuvent en tirer des leçons pour leurs prochaines sorties. Alors MERCI Serge pour ta spontanéité et continue ton chemin qui profite à tout le monde. Tu es sur la bonne voie si l’on en juge les trois photos ci-dessous :   

 

 

photo Serge Blanc « Copenhague dans le brouillard »
photo Serge Blanc « Que de couleurs »
photo Serge Blanc « Artisane herpétologiste »

 

Après ce passage à Copenhague, nous sommes revenus en Charente avec les photos de Marion et Maïa qui nous en ont présentées quelques unes sur nos prochains thèmes que sont « L’Humain au travail » et « Fleurs d’Isa » . Marion nous a fait vivre le dur labeur de la rénovation entreprise par sa famille pour faire revivre une maison ancestrale dont les fondations ont été submergées par les dernières pluies. Le sol argileux leur a donné de la brouette et de la pelle à retordre. Bon courage à tous. 

 

   

photo Marion Bord
photo Marion Bord
photo Marion Bord

   

Quant à Maïa, elle s’est amusée avec une tasse illustrée d’un beau coquelicot, fleur emblématique de l’association « Fleur d’Isa » avec laquelle nous devons collaborer pour mettre sur pied une exposition autour du coquelicot : 

 

 

photo Maïa Clément

 

Notre retour sur les terres charentaises est passé du côté de Nanclars où réside notre ami Daniel Gros-Circan. Je dois dire que sous sa chevelure un peu folle, à la façon d’Albert Einstein, on pourrait s’y méprendre, la moustache en moins, certes,  mais le regard compense. Avec nous, il ne va pas jusqu’à nous tirer la langue pour attiser la ressemblance mais avec ses belles voisines, il a mis en œuvre la fameuse formule explosive E=mc2 qui les propulse devant son objectif sans aucune retenue … ou presque. Après l’énigmatique chamane présentée il y a quelque temps, le voici tournant autour de cette rayonnante artiste peintre dont la fière allure hispanique retient l’attention. Plutôt que le geste figé, j’aurais aimé la voir manier le pinceau au rythme d’une danse endiablée, frappant frénétiquement le plancher de ses talons. Ce sera pour une prochaine fois avec une touche plus poétique peut-être. C’est en fait ce qui manque à ces photos, de la poésie. Daniel sait en mettre dans ses mots qu’il distille avec talent sur FB . Alors pourquoi pas en offrir une touche à tes photographies, surtout avec de telles modèles.   

 

 

photo: Daniel Gros-Circan
photo: Daniel Gros-Circan
photo: Daniel Gros-Circan

 

 

Pour terminer cette soirée, voici une série réalisée lors de notre sortie à Saint-Junien, le long de la Glane où le peintre Corot s’est inspiré dans les années 1850. J’étais en compagnie de Françoise, Ghislaine et Tsiry. J’ai employé la technique de surimpression à la prise de vue, avec une photo nette et la seconde bougée plus ou moins vite. Le but étant d’évoquer la peinture mais surtout de nous projeter entre deux mondes où le réel s’efface parfois devant le souvenir ou bien nous emmène sur un espèce de chaos, sentiment engendré par l’actualité pas toujours souriante, c’est le moins qu’on puisse dire. 

 

 

 

 

Après ce petit voyage sur les rives rocheuses de La Glane et son courant impétueux, je vous dis à la prochaine si le Jeudi vous dit.   ChB